Après l'extraction d'une dent de lait ...

Votre enfant s’est plaint pendant longtemps de maux de dents. Vous avez bien tenté de le traîner chez le dentiste. Il a refusé. Vous avez certes insisté, mais avec peu d’énergie et votre enfant a compris aux inflexions de votre voix qu’il pourrait éviter le dentiste, cette fois encore. A chaque fois que sa dent était douloureuse, le scénario s’est reproduit... Jusqu’à cette nuit blanche ( surtout pour vous), où votre bambin a rejoint votre lit pour faire partager la douleur lancinante qui  lui ôtait le sommeil.
Le lendemain, malgré les  vociférations du petit, vous êtes allés tous les deux trouver le dentiste. Votre enfant à compris  que cette fois, vous étiez déterminé et qu’il ne lui servirait à rien de protester.  Mais le dentiste , malgré toute sa bonne volonté,  n’a pu sauver la dent de lait responsable des douleurs intenses. Vous avez donc dû  faire procéder à l’extraction.
Vous avez  cru que les problèmes s’arrêteraient là et que tout rentrerait dans l’autre lorsque la dent définitive pousserait. Mais cette dernière n’a pas pu pousser. La dent adjacente  postérieure à celle extraite a migré dans l’espace laissé libre par l’extraction. Par exemple, après l’extraction d’une deuxième molaire de lait, la première molaire définitive a annexé une partie de l’espace laissé libre.
Résultat: lorsque la deuxième  prémolaire qui doit en principe remplacer la deuxième molaire de lait a voulu effectuer son éruption, la place était prise.  La dent définitive est donc bloquée à l’intérieur  de la mâchoire et y restera tant qu’elle ne disposera pas d’assez de place pour sortir.
Pour éviter cela, il aurait fallu placer dans les jours qui ont suivi  l’extraction un mainteneur d’espace. Celui-ci aurait empêché la molaire définitive de migrer  et de s’approprier l’espace après l’extraction.
 Lors de notre prochaine causerie, nous parlerons des mainteneurs d’espace.