Préserver ses dents - Dentiste Paris 15

A la maison, c’est moi qui m’occupe des repas. Ma femme travaille tard le soir. Cela ne l’a pas empêché pas de rêver  d’une grande cuisine, pour les trois occasions annuelles où elle y fourre son nez.
Au début, j’étais réticent, je temporisais en lui expliquant que ce n’était pas le moment propice, étant données les dépenses exceptionnelles  auxquelles nous devions faire face. Vous savez bien: il y a toujours des dépenses imprévues dans la gestion d’une famille. J’ai pu résister quelques mois à ses assauts. Et puis un jour, ma femme lassée par mes innombrables dérobades, m’a envoyé: “ Tu comptes profiter de ta cuisine neuve avant d’être atteint par la maladie d’Alzheimer?”

Il y a des phrases qui transforment la vie. Celle-ci résonne encore à mes oreilles car elle a définitivement changé mon regard sur les choses.
Je me suis rendu compte que même si la vie peut être longue, rien ne garantit  notre capacité à jouir demain de ce qui est encore possible aujourd’hui. “Le bonheur, c’est toujours pour plus tard”; telle aurait pu être ma devise avant la petite phrase de ma femme. Heureusement, elle m’a aidé à changer de mentalité.
Il y a longtemps que j’ai fini de régler mes dernières mensualités au cuisiniste. Je profite chaque jour de ma cuisine. Grâce à ma femme.

 Lors de ma dernière visite chez le dentiste, ce dernier m’a expliqué que l’état de mes dents nécessitait des restaurations prothétiques importantes. Au début, le devis qu’il m’a proposé m’a paru élevé. Après m’être un peu renseigné, il s’est avéré que les prix n’étaient pas prohibitifs. L’alternative devenait simple pour moi: soit je faisais réaliser les travaux  et pouvais recommencer à croquer, soit je me contentais des vieilles prothèses et gérais de mon mieux mes édentations.
En me rappelant la remarque de ma femme, j’ai  vite pris ma décision. Je suis donc retourné chez le dentiste. J’ai bien sûr évalué ce que la Sécurité Sociale et ma mutuelle pourraient me rembourser. Pour le reste, je me suis arrangé avec mon dentiste qui a accepté de fractionner et d’échelonner mes paiements. Ainsi, j’espère profiter de mes dents pour savourer de bons petits plats, élaborés dans ma cuisine neuve. Seul mon banquier se plaint de mes dépenses, lui qui voulait me vendre un plan d’épargne supplémentaire, pour le cas où les précédents n’auraient pas suffi. Suffi à quoi? Telle est la question. Existe-t-il  de meilleurs investissements que ceux que vous réalisez dans votre santé?
Notre vieille mentalité d’épargnant continental n’a pas que de mauvais côtés, certes.
Mais il faut reconnaître qu’elle nous refuse souvent  l’accès à des dépenses dont les Anglo-Saxons ne se privent pas.